Respecter la nature, protéger l’environnement

Les producteurs de la SICA sont attachés à leurs terres qu’ils considèrent bien plus qu’un outil de travail : c’est leur ressource pour l’avenir. Cette ressource, ils la protègent, la préservent, la respectent.

L’agro-écologie, implantée durablement chez les producteurs de la SICA

Dans une compétition européenne, les producteurs du bout du monde n’ont pas d’autre choix que d’être compétitifs et d’avoir toujours une longueur d’avance. Telle est leur destinée.

L’agro-écologie répond justement à leur contrainte de performance tout en étant respectueuse de l’environnement et adaptée au territoire. Elle s’appuie notamment sur les techniques de l’agriculture biologique. À la SICA, le fait que producteurs conventionnels et biologiques soient unis au sein de la même coopérative crée des synergies. Par exemple, les producteurs conventionnels contribuent au financement de la station expérimentale dédiée à la bio et bénéficient du partage d’information, pour le progrès de tous.

Elle est incontournable pour réduire les produits phytosanitaires sur les exploitations. Les variétés résistantes aux maladies limitent le recours à la chimie. Les producteurs à la tête de l’OBS, Organisation Bretonne de Sélection, ont depuis longtemps orienté les programmes de sélection de la structure en ce sens et aujourd’hui, l’OBS propose une gamme de variétés de chou-fleur résistantes au mycosphaerella. Des programmes similaires sont montés pour d’autres légumes.

Elles permettent d’avoir des sols sains. Il n’est effectivement pas recommandé de cultiver la même famille de légumes sur une parcelle ; les ravageurs s’y installeraient durablement induisant le recours aux traitements. Les producteurs de la SICA allongent les rotations en variant les espèces. Le choix des rotations est déterminant aussi pour la gestion de l’azote. Après un chou-fleur, l’apport d’azote est, par exemple, réduit car les feuilles laissées au champ se chargent de nourrir la culture suivante.

Ils sont semés entre deux cultures. Ils piègent l’azote et évitent qu’il ne ruisselle. Deuxième avantage, ils enrichissent le sol et bénéficient à la culture suivante. Troisième avantage, ils participent à la biodiversité en favorisant le développement d’insectes utiles à la lutte biologique. Enfin, ils diversifient la rotation, ce qui casse le cycle de maladies ou ravageurs des cultures légumières.

Elle permet également de réduire voire d’éviter totalement le recours aux insecticides. Il s’agit d’inviter sur les parcelles ou dans la serre des insectes appelés « auxiliaires » (coccinelles, chrysopes…) qui vont se nourrir d’insectes nuisibles. Cette technique est parfaitement maîtrisée en serre et est activement développée par les producteurs de plein champ, avec des résultats probants. L’artichaut est déjà, en très grande majorité, cultivé sans aucun traitement insecticide. En chou-fleur, la lutte biologique a permis de réduire de 50% les traitements en dix ans.

Elle permet de réduire les traitements herbicides. Les producteurs privilégient ainsi le binage pour éliminer les mauvaises herbes. Certaines cultures sont également protégées par un voile qui les préserve des attaques d’insectes. Les serristes répartissent des plaques collantes sur lesquelles les insectes seront piégés

Objectifs :
réduire les intrants en développant
des techniques alternatives respectueuses
de l’environnement

Ces exemples de pratiques permettent de respecter notre environnement. Elles  demandent du temps, de l’observation, de la patience mais en contrepartie, elles lancent de nouveaux défis techniques aux producteurs toujours enclins à progresser.

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